{:fr}Organisation communautaire Naso pour l’Ecotourisme, PANAMA{:}{:en}Naso Community Ecotourism Organization , PANAMA{:}


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L’OCEN (Organisation Communautaire Naso pour l’Ecotourisme) est une initiative, créé par Raùl Quintero au sein de sa communauté. Son but est de développer le tourisme dans la communauté, afin d’une part, de créer une nouvelle source de revenus et d’autre part, de créer une prise de conscience de l’importance des traditions et de la protection de la Nature. Situé en bordure du Parc International La Amistad, le projet propose aux visiteurs une expérience unique au cœur d’une nature peu visitée, tout en faisant découvrir un mode de vie bien éloigné du notre.

La proposition touristique de l’OCEN est donc de donner accès aux visiteurs, à la fois à une culture et à un mode de vie complètement différents de ce qu’ils connaissent et d’autre part de permettre d’atteindre des coins de nature à la biodiversité extraordinaire. Tout en aidant la communauté.

La proposition touristique

Hébergement et Gastronomie

En ce qui concerne l’aspect culturel, l’OCEN propose d’abord un logement traditionnel soit dans des familles de la communauté, soit dans des maisons traditionnelles en bois et feuilles de bananiers. Actuellement, une autre maison est en construction, beaucoup plus grande, elle pourra accueillir une trentaine de personnes. Les toilettes sont à une dizaine de mètres de la maison et très propres. Par contre il n’y a pas de salle de bain et l’on se lave dans le fleuve, mais c’est l’un des meilleurs souvenirs de mon séjour. La cuisine est réalisée par la Maman de Raúl de la manière la plus typique possible. On mange dans des fruits séchés dont le nom est inconnu, et on boit dans des verres en bambou des boissons à base de cacao frais ou de bananes, matin, midi et soir.

Activités Nature

Raùl propose certaines activités, mais tout est envisageable, il suffit de demander. Une randonnée possible est facile d’accès, c’est un sentier créé par l’ANAM, relativement bien défini et tracé. Une autre permet l’accès à une Cascade, mais nécessite une bonne santé physique et un certain goût de l’aventure. Pour des personnes en bonne forme et voulant marcher beaucoup, de nombreuses autres voies peuvent être ouvertes par les guides volontaires de la communauté.

Activités Culture

Par ailleurs, l’organisation propose la visite des autres communautés Nasos et notamment celle du Roi. Enfin, elle propose des activités permettant de découvrir les traditions : cours de cuisine, comment fabriquer des verres en bambous, comment fabriquer des assiettes, spectacle de danse traditionnelle, tournoi de sports avec les jeunes de la communauté, etc.

L’engagement et les impacts

En ce qui concerne les impacts du projet sur l’environnement, même si l’arrivée de touristes peut créer des perturbations, pour l’instant leur nombre est encore trop restreint pour que celui-ci soit significatif. Le projet minimise de lui-même les impacts car il est demandé aux touristes de suivre le même mode de vie que la communauté. Il y a peu d’électricité dans la communauté et celle-ci est solaire. Les assiettes utilisées pour les touristes sont à base de calebasses et donc biodégradables une fois usées. Quoi qu’il en soit Raùl conscient de ces enjeux, cherche quelles seraient les solutions en cas d’une plus grande affluence pour la gestion des déchets. Il pense qu’il faudra monter un plan de recyclage, car plus de personnes signifie plus de poubelles, plus de plastiques, plus de verre…

Environnement

En matière de Ressources : Pas d’eau courante, ni d’électricité dans les hébergements réservés aux touristes (il y en a dans certaines maisons de la communauté, le plus souvent eau provenant de la rivière et électricité solaire), utilisation de l’eau de la rivière pour se baigner et les toilettes, utilisation de lampes torches et bougies personnelles pour s’éclairer.

Pollution : Limitation de la pollution créée par les touristes en demandant de partir avec ses déchets car dans la communauté la gestion des déchets se fait par enfouissement et Réflexion en cours sur la gestion des déchets en cas d’augmentation de la fréquentation. Cependant le tourisme augmente la pollution de l’air et de l’eau par l’arrivée en bateau à moteur ou en voiture (impact limité en comparaison de la pollution créée par l’entreprise qui construit un barrage à côté) + Déchets

Protection de la Biodiversité : N’autorise pas les visiteurs à marcher seuls dans le parc, ce qui limite le risque d’impacts négatifs + Respect des règles de l’ANAM (entrée =5$). Culture liée à la nature et à sa protection car ils en sont dépendants, Guide volontaire de l’ANAM compétent en terme de Biodiversité et communicant sur le sujet lors des randonnées, permettant une meilleur compréhension des enjeux. On ne peut nier qu’il y ait toujours un impact quand l’homme s’introduit dans la nature, mais le faible nombre de touristique laisse à penser que l’impact lié au tourisme est faible (ce n’est pas le cas de l’impact de l’homme – construction barrage).

Préservation du Paysage : Ils vivent directement dans la nature et leurs habitations sont aussi bien intégrées que possibles (Certains bâtiment sont en bétons, mais pas ceux du tourisme), Maisons d’hébergements fabriqués en matériau local (bois et feuilles de bananier).

Culturel

La création du projet favorise le retour à une culture traditionnelle car elle est valorisée par les touristes. C’est ainsi que les danses traditionnelles sont de nouveau enseignées à l’école, et qu’on réapprend certaines techniques d’artisanat.

Socio-economique

Bénéfices locaux : Le projet a été créé par Raùl (membre actif de la communauté) et est entièrement géré par des locaux. Les seules interventions de personnes extérieures à la communauté sont du domaine de l’aide et non du contrôle.

Création d’emplois : Ce projet permet de maintenir voire de développer des métiers tels que guide, cuisinier, taxi, artisans… (Il y a très peu d’emplois directement dans la communauté. Si bien qu’ils sont souvent obligés de travailler pour les entreprises qui construisent des projets qui détruisent leur environnement. )

Développement économique et social : Le projet bénéficiant économiquement à l’ensemble de la communauté permet d’obtenir des fonds pour la création d’autres projets tels que l’achat d’un ordinateur pour l’école… La création du projet, permet de faire parler de la communauté et de ses initiatives, amenant des organisations ou les touristes directement à participer à l’achat de matériel (T-shirt de foot par exemple) ou création de services (cours d’anglais).

Redistribution des bénéfices : La totalité des bénéfices revient à la communauté à l’exception de l’achat de l’eau chez l’épicier de El Silencio. L’ensemble des bénéfices du projet bénéficie à la Communauté, il n’y aucun intermédiaire extérieur. Une partie est conservée pour le développement du projet lui-même, une autre versée comme salaire aux personnes participantes et le reste et donné à la communauté.

Viabilité économique : Actuellement si le nombre de visiteurs reste faible, les coûts sont largement compensés et le projet permet à plusieurs personnes de vivre correctement. Il existe deux projets autour mais qui ne sont pas gérés par et pour l’ensemble de la communauté et qui bénéficient de beaucoup moins de visiteurs pour le moment, montrant la qualité de celui-ci.

Confort, Réussite & Améliorations

Activités enrichissantes et appréciées par les visiteurs réalisées dans une sécurité correspondant au lieu.

Quelques rares éléments à améliorer : ex : disponibilité de bougies/lampes, fil à linge…

Info pratiques

Mon Voyage

La découverte de la l’OCEN et de la communauté Naso s’est inscrite dans un voyage de 4 mois réalisé en Amérique Centrale, qui avait pour but de faire une étude comparative sur l’écotourisme au Panama et au Costa Rica. Je suis restée dans la communauté Naso pendant 10 jours en mars 2013. Pendant ce séjour j’ai pu étudier en profondeur le fonctionnement de leur projet OCEN et leurs objectifs grâce à des rencontres régulières avec Raùl, plusieurs interviews avec d’autres membres de la communauté, la lecture du livret des visiteurs et d’autres documents historiques sur la communauté et une observation patiente. Je suis sûre que vous serez intéressés de savoir que c’est ce voyage et particulièrement ce séjour qui a fait naître le projet Voy’Agir.

Comment organiser son voyage

© Marine de Beaufort

{:}{:fr}L’OCEN (Organisation Communautaire Naso pour l’Ecotourisme) est une initiative, créé par Raùl Quintero au sein de sa communauté. Son but est de développer le tourisme dans la communauté, afin d’une part, de créer une nouvelle source de revenus et d’autre part, de créer une prise de conscience de l’importance des traditions et de la protection de la Nature. Situé en bordure du Parc International La Amistad, le projet propose aux visiteurs une expérience unique au cœur d’une nature peu visitée, tout en faisant découvrir un mode de vie bien éloigné du notre.

La proposition touristique de l’OCEN est donc de donner accès aux visiteurs, à la fois à une culture et à un mode de vie complètement différents de ce qu’ils connaissent et d’autre part de permettre d’atteindre des coins de nature à la biodiversité extraordinaire. Tout en aidant la communauté.

La proposition touristique

Hébergement et Gastronomie

En ce qui concerne l’aspect culturel, l’OCEN propose d’abord un logement traditionnel soit dans des familles de la communauté, soit dans des maisons traditionnelles en bois et feuilles de bananiers. Actuellement, une autre maison est en construction, beaucoup plus grande, elle pourra accueillir une trentaine de personnes. Les toilettes sont à une dizaine de mètres de la maison et très propres. Par contre il n’y a pas de salle de bain et l’on se lave dans le fleuve, mais c’est l’un des meilleurs souvenirs de mon séjour. La cuisine est réalisée par la Maman de Raúl de la manière la plus typique possible. On mange dans des fruits séchés dont le nom est inconnu, et on boit dans des verres en bambou des boissons à base de cacao frais ou de bananes, matin, midi et soir.

Activités Nature

Raùl propose certaines activités, mais tout est envisageable, il suffit de demander. Une randonnée possible est facile d’accès, c’est un sentier créé par l’ANAM, relativement bien défini et tracé. Une autre permet l’accès à une Cascade, mais nécessite une bonne santé physique et un certain goût de l’aventure. Pour des personnes en bonne forme et voulant marcher beaucoup, de nombreuses autres voies peuvent être ouvertes par les guides volontaires de la communauté.

Activités Culture

Par ailleurs, l’organisation propose la visite des autres communautés Nasos et notamment celle du Roi. Enfin, elle propose des activités permettant de découvrir les traditions : cours de cuisine, comment fabriquer des verres en bambous, comment fabriquer des assiettes, spectacle de danse traditionnelle, tournoi de sports avec les jeunes de la communauté, etc.

L’engagement et les impacts

En ce qui concerne les impacts du projet sur l’environnement, même si l’arrivée de touristes peut créer des perturbations, pour l’instant leur nombre est encore trop restreint pour que celui-ci soit significatif. Le projet minimise de lui-même les impacts car il est demandé aux touristes de suivre le même mode de vie que la communauté. Il y a peu d’électricité dans la communauté et celle-ci est solaire. Les assiettes utilisées pour les touristes sont à base de calebasses et donc biodégradables une fois usées. Quoi qu’il en soit Raùl conscient de ces enjeux, cherche quelles seraient les solutions en cas d’une plus grande affluence pour la gestion des déchets. Il pense qu’il faudra monter un plan de recyclage, car plus de personnes signifie plus de poubelles, plus de plastiques, plus de verre…

Environnement

En matière de Ressources : Pas d’eau courante, ni d’électricité dans les hébergements réservés aux touristes (il y en a dans certaines maisons de la communauté, le plus souvent eau provenant de la rivière et électricité solaire), utilisation de l’eau de la rivière pour se baigner et les toilettes, utilisation de lampes torches et bougies personnelles pour s’éclairer.

Pollution : Limitation de la pollution créée par les touristes en demandant de partir avec ses déchets car dans la communauté la gestion des déchets se fait par enfouissement et Réflexion en cours sur la gestion des déchets en cas d’augmentation de la fréquentation. Cependant le tourisme augmente la pollution de l’air et de l’eau par l’arrivée en bateau à moteur ou en voiture (impact limité en comparaison de la pollution créée par l’entreprise qui construit un barrage à côté) + Déchets

Protection de la Biodiversité : N’autorise pas les visiteurs à marcher seuls dans le parc, ce qui limite le risque d’impacts négatifs + Respect des règles de l’ANAM (entrée =5$). Culture liée à la nature et à sa protection car ils en sont dépendants, Guide volontaire de l’ANAM compétent en terme de Biodiversité et communicant sur le sujet lors des randonnées, permettant une meilleur compréhension des enjeux. On ne peut nier qu’il y ait toujours un impact quand l’homme s’introduit dans la nature, mais le faible nombre de touristique laisse à penser que l’impact lié au tourisme est faible (ce n’est pas le cas de l’impact de l’homme – construction barrage).

Préservation du Paysage : Ils vivent directement dans la nature et leurs habitations sont aussi bien intégrées que possibles (Certains bâtiment sont en bétons, mais pas ceux du tourisme), Maisons d’hébergements fabriqués en matériau local (bois et feuilles de bananier).

Culturel

La création du projet favorise le retour à une culture traditionnelle car elle est valorisée par les touristes. C’est ainsi que les danses traditionnelles sont de nouveau enseignées à l’école, et qu’on réapprend certaines techniques d’artisanat.

Socio-economique

Bénéfices locaux : Le projet a été créé par Raùl (membre actif de la communauté) et est entièrement géré par des locaux. Les seules interventions de personnes extérieures à la communauté sont du domaine de l’aide et non du contrôle.

Création d’emplois : Ce projet permet de maintenir voire de développer des métiers tels que guide, cuisinier, taxi, artisans… (Il y a très peu d’emplois directement dans la communauté. Si bien qu’ils sont souvent obligés de travailler pour les entreprises qui construisent des projets qui détruisent leur environnement. )

Développement économique et social : Le projet bénéficiant économiquement à l’ensemble de la communauté permet d’obtenir des fonds pour la création d’autres projets tels que l’achat d’un ordinateur pour l’école… La création du projet, permet de faire parler de la communauté et de ses initiatives, amenant des organisations ou les touristes directement à participer à l’achat de matériel (T-shirt de foot par exemple) ou création de services (cours d’anglais).

Redistribution des bénéfices : La totalité des bénéfices revient à la communauté à l’exception de l’achat de l’eau chez l’épicier de El Silencio. L’ensemble des bénéfices du projet bénéficie à la Communauté, il n’y aucun intermédiaire extérieur. Une partie est conservée pour le développement du projet lui-même, une autre versée comme salaire aux personnes participantes et le reste et donné à la communauté.

Viabilité économique : Actuellement si le nombre de visiteurs reste faible, les coûts sont largement compensés et le projet permet à plusieurs personnes de vivre correctement. Il existe deux projets autour mais qui ne sont pas gérés par et pour l’ensemble de la communauté et qui bénéficient de beaucoup moins de visiteurs pour le moment, montrant la qualité de celui-ci.

Confort, Réussite & Améliorations

Activités enrichissantes et appréciées par les visiteurs réalisées dans une sécurité correspondant au lieu.

Quelques rares éléments à améliorer : ex : disponibilité de bougies/lampes, fil à linge…

Info pratiques

Mon Voyage

La découverte de la l’OCEN et de la communauté Naso s’est inscrite dans un voyage de 4 mois réalisé en Amérique Centrale, qui avait pour but de faire une étude comparative sur l’écotourisme au Panama et au Costa Rica. Je suis restée dans la communauté Naso pendant 10 jours en mars 2013. Pendant ce séjour j’ai pu étudier en profondeur le fonctionnement de leur projet OCEN et leurs objectifs grâce à des rencontres régulières avec Raùl, plusieurs interviews avec d’autres membres de la communauté, la lecture du livret des visiteurs et d’autres documents historiques sur la communauté et une observation patiente. Je suis sûre que vous serez intéressés de savoir que c’est ce voyage et particulièrement ce séjour qui a fait naître le projet Voy’Agir.

Comment organiser son voyage

© Marine de Beaufort{:}

Image Crédits: www.voyagir.org.


A propos de Marine

Globetrotteuse engagée, je suis la fondatrice de Voy'Agir que j'ai souhaité créer suite à un merveilleux voyage en Amérique Centrale et en tirant parti de mon expertise en Développement Durable et en Gestion de Projet.

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